Epurebere, adi ibo ya ndziya yo: le blog d'Obambé Mboundze Ngakosso

Kemet (l'Afrique), les Kamit (les Africains), leurs relations avec le reste du monde, les essais qui me frappent, etc., voilà les sujets de cet espace

18 février 2016

Bangui, décembre 2016: il y a loin de la coupe aux lèvres

Classé dans : Politique africaine,Société — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 23 h 52 min

Bangui…

Comme j’aime et même adore échanger avec mes frères qui sont là où les choses se passent car les media… N’oublions pas qu’à la base, ils sont devenus pour la plupart des commerçants. Dans un pays comme la France où certains se battent pour la préservation du Service public, il se trouve des gens pour faire une sorte de course à l’échalote appelée course à l’audimat, avec les télévisions-poubelles que sont les chaînes phares du privé. (more…)

12 février 2016

La vendeuse d’avocats

Classé dans : Société — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 23 h 44 min

Ces avocats ont une histoire tellement belle que je les ai mangées avec joie et bonheur. (more…)

3 décembre 2015

Emigration des cadres: la prochaine fois le feu?

Classé dans : Société — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 23 h 54 min

L’homme a quarante ans.
C’est un technicien formé localement.
Je ne sais pas combien il gagne mais je sais qu’il vit maritalement et a deux enfants : deux petites filles. Il est toujours souriant, ce qui fera encore dire à certains que malgré nos soucis, nous, les « Blacks » on a toujours le sourire.
Possible !
Il sait des choses sur moi, bien plus que je n’en sais sur lui. Il ne comprend pas ce que je fais ici, au Congo, moi qui, selon ses dires, avait déjà eu la « chance de quitter cet enfer appelé Congo-Brazzaville ».
Je suis là en vacances ? Je suis revenu me réinstaller ? Je fais du bizness ? Il aimerait savoir mais surtout comprendre car pour lui, impossible pour un Congolais de faire du bizness dans ce pays « maudit ».
Je lui dis que je ne crois pas qu’un pays puisse être maudit. Il dit le contraire et se met à me citer tous les malheurs de notre enclos colonial.
Ail obtiendra des diplômes supérieurs ne lui donnant, hélas ! aucune possibilité d’avoir un job. « Trop généraliste ! » lui répondra-t-on partout où il ira et, il faut reconnaître qu’il y a de quoi.
Que faire avec une maîtrise maths ici à part donner des cours dans des écoles privées, sans rêver de d’en vivre décemment ? La Fonction publique ? Il n’a jamais eu en mains les sommes demandées pour y être intégré. Un coup c’était 50.000 francs coloniaux. Un autre coup 100.000. Quand par bonheur, il réussissait à amasser une fortune estimée par exemple à 200.000 francs coloniaux, il avait le malheur d’apprendre que la mise était passée à 250.000 ou 300.000 francs coloniaux. Trop cher pour lui car fils de prolétaires, il a dû consentir des sacrifices immenses pour avoir cet argent, sans compter les humiliations de toutes sortes face à des parents qui roulent plus ou moins sur l’or mais qui soit n’ont que faire de ce genre de préoccupations soit qui en ont marre d’être sollicités de minuit une seconde à minuit.
Il finira donc par trouver un job de technicien dans une boîte privée ce qui lui permettra de mener une vie digne : payer son loyer, payer ses factures d’énergie même si dans son quartier, l’eau est aussi présente que des poils sur un œuf. Sans parler de l’électricité qui vient quand personne, mais plus personne ne l’attend. Il arrive aussi à se nourrir même si, son tour venu, il faut faire face aux responsabilités face aux frères, sœurs, neveux, nièces etc.
Pour lui, il ne fait aucun doute qu’il lui faudra quitter cet enfer dans lequel il estime ne pas vivre mais juste vivoter. Il évoque sans cesse ces « amis » avec qui nous étions à la fac, qui étaient nuls mais qui avaient pu quitter le Congo assez tôt pour aller se chercher ailleurs. Il pense à celles et ceux qui ont la chance d’intégrer la Fonction publique ou encore de trouver un job bien payé dans le privé, qui roulent alors en 4*4 pendant que lui marche une bonne heure pour quitter son chez lui et arriver au job ; lui qui paie parfois 600 francs coloniaux pour rentrer chez lui.
Il me bombarde alors de questions sur l’ailleurs et moi, je joue la carte de la franchise en lui disant ce que je sais, ce que je vis et je ne lui vends surtout ni l’enfer ni le paradis car cela me répugne.
Il finit par lâcher : « Je suis prêt à donner tout, mais vraiment tout pour quitter ce maudit pays ! Je n’en peux plus ! »
En l’entendant lâcher ces mots, je me dis que s’il avait lui aussi une bombe, il n’hésiterait pas soit à la faire exploser quelque part soit à la poser et à demander un emploi bien rémunéré. Juste un emploi bien rémunéré.
Cet homme de 40 ans, jeune pour certains, vieux pour d’autres, il y en a hélas ! des millions sur notre continent. Chaque année, des infirmières ghanéennes sont recrutées par des établissements de santé britanniques pour aller exercer, moyennant une meilleure rémunération en Ecosse, en Angleterre etc. Ceci pour pallier le manque de personnels soignants au pays de Sa très gracieuse Majesté, Elisabeth II.
Un article du Figaro (23/07/2013) évoquait les besoins de l’Allemagne en main d’œuvre : l’Afrique était également dans le viseur, et pas que pour des ouvriers…
Des universitaires africains sont pillés (il n’y a pas d’autres mots) par des établissements supérieures occidentaux chaque jour. Le Kenya ne cesse de voir ses meilleurs économistes s’en aller ; des étudiants africains en philosophie se retrouvent du jour au lendemain privés de leurs profs qui s’en vont aux USA, en Angleterre etc.
Au vu et au su de tous nos gouvernements qui n’initient absolument rien pour enrayer cette machine infernale.
Comment peut-on former autant de gens et les laisser au bord de la route ? Comment peut-on passer son temps à admirer les performances des universités des autres ? Comment peut-on passer son temps à admirer les systèmes de santé des autres et à abandonner les nôtres ?
L’égoïsme et l’incompétence des nôtres atteint les limites du supportable.
William Baldwin avait dit, La prochaine fois le feu. Je ne sais pas quand sera cette prochaine fois, mais franchement, les Africains ont intérêt à se réveiller.

Obambe NGAKOSO, December 2015©

12 novembre 2015

Congolaiseries…

Classé dans : Société — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 23 h 28 min

Ce matin, je marchais tranquillement vers les Lycées Thomas Sankara quand je dus faire un détour pour délaisser le trottoir (pourtant immense) et me retrouver sur la chaussée, les pieds dans l’eau et à la merci des véhicules roulant comme je ne sais quoi.

La raison ? (more…)

6 octobre 2015

Ndjindji, ses voies goudronnées, sa crasse…

Classé dans : Politique africaine,Santé - Médecine et autres sciences,Société — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 1 h 49 min

Quand nous étions enfants, le mot goudron évoquait non pas seulement la matière servant à recouvrir une voie afin d’y faciliter la circulation routière et aussi la marche (pour les piétons) mais aussi et surtout une voie… goudronnée.

(more…)

5 octobre 2015

Il n’y a plus de monnaie au Congo…

Classé dans : Société — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 11 h 49 min

Pharmacie !

En juillet dernier, je fus contraint, du fait des embouteillages, de descendre du cent-cent dans lequel je me trouvais, peu après le Lycée Thomas Sankara, dans le sens Mikalou-Nkombo. La file de véhicules était interminable et nous venions de passer plus de trente minutes pour parcourir moins de cent mètres. (more…)

27 juin 2015

On cerche le respect (1)

Classé dans : Société — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 17 h 14 min

J’expliquais récemment à des proches que le respect tait une vertu cardinale de moins en moins partagée en nos contrées. Et c’en est vraiment déplorant. (more…)

11 juin 2015

Nos sorciers et nous

Classé dans : Société — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 23 h 19 min

Les Africains m’impressionnent chaque jour.

Où qu’ils soient.

Vous prenez un territoire comme le Cameroun, ou le Congo, ou la Côte d’Ivoire. Peu importe. (more…)

27 mai 2015

« Dialogue interreligieux contre Boko-Haram » (Bénin): encore une fois, on patauge dans la fange

Classé dans : Société — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 21 h 21 min

Parmi les mots et expressions que j’ai appris en Occident, il y a le « dialogue interreligieux ».

Chaque fois que j’entends cela, je souris puis me mets à rigoler tout seul, au point de passer pour un zinzin. (more…)

24 mai 2015

Jeux Africains de 2015 and Useful idiots

Classé dans : Société — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 23 h 35 min

Jeux Africains.

Cette année, nous célébrons les 50 ans des Jeux Africains au Congo, là où les tout premiers eurent lieu en 1965.

J’ai déjà eu l’occasion d’écrire un billet sur cet événement ou plutôt sur les à-côté car vraiment, s’il est très bien et très bon de bâtir ces infrastructures dont on a tant besoin, on ne doit pas oublier qu’il y a une ville qui a besoin d’un véritable lifting. (more…)

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