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3 décembre 2017

Communiqué sur le franc cfa de la Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-UMOJA)

Classé dans : Ligue Panafricaine - UMOJA — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 15 h 08 min

La Ligue Panafricaine – UMOJA réclame l’abandon du franc CFA

Depuis sa création en 2010, la Ligue Panafricaine – UMOJA soutient la sortie du franc CFA par les pays l’utilisant et la mise en place d’un système monétaire panafricain protégeant les populations à l’encontre des mécanismes de dette, de dépendance et de prédation utilisés depuis plusieurs siècles par la finance internationale contre les intérêts africains. La Ligue Panafricaine – UMOJA soutient toutes les initiatives médiatiques ou non qui sont menées par les citoyens et organisations africaines pour sortir du franc CFA.

LP-U

Parce que la monnaie est un symbole de souveraineté et un instrument de développement, la Ligue Panafricaine – UMOJA :

  1. Rappelle que les gouvernements successifs des territoires décolonisés sur la base des frontières et de la gestion berlinoise se sont spécialisés dans la fraude et la corruption à grande échelle, tant au niveau de la gestion du bien public de la collectivité et de l’État que des affaires privées, et qu’il convient d’assurer la justice fiscale sur l’ensemble du territoire et la redistribution des richesses en faveur des populations africaines.
  2. Dénonce tous ces vols commis sur le dos des contribuables panafricains, et s’engage à faire du combat contre ces fléaux, la corruption et l’impunité, le centre des préoccupations de l’État Fédéral Panafricain, afin que les budgets alloués aux différents projets et programmes de développement puissent atteindre les objectifs fixés.
  3. Dénonce avec vigueur le pillage éhonté des richesses de l’Afrique, et la mainmise des puissances d’argent sur les secteurs stratégiques de nos États : électricité, eau, téléphonie, mine, transport, etc.
  4. Lutte pour la Souveraineté de l’État panafricain sur toutes les ressources et tous les secteurs stratégiques de l’économie, et la création d’entreprises publiques ou parapubliques pour le développement desdits secteurs stratégiques afin que ceux-ci entraînent le développement véritable et le partage dans les régions d’opération.
  5. Milite pour la création d’un modèle panafricain de gestion économique, sociale et culturelle, pour la satisfaction des intérêts des masses populaires africaines, en se fondant sur la solidarité, l’entraide et le partage, qui sont des valeurs cardinales d’une Afrique maîtresse de son destin.
  6. Réclame ici et maintenant, l’Audit général et contradictoire des avoirs des États africains dans toutes les institutions financières internationales, principalement le Trésor français et la Banque de France pour les retenues des recettes d’exportation en franc CFA précomptées depuis 1945, date de la création de cette monnaie, au détriment des ex-colonies françaises. Ces avoirs doivent être actualisés avec des taux d’intérêt pratiqués chaque année par la Banque Centrale des pays détenteurs desdits avoirs. Et, comme ces avoirs ont été confisqués par les détenteurs contre le gré de leurs propriétaires, ils doivent être majorés de dommages et intérêts par rapport au retard qu’ils ont entraîné dans ces pays.
  7. Réclame ici et maintenant l’Audit général et contradictoire des dettes en cours qui pèsent sur les États panafricains et freinent dangereusement leur développement, en expurgeant de ces comptes les « dettes odieuses », créées par un complot international des puissances coloniales et leurs valets à la tête de nos États au moment de la création desdites dettes, pour « pomper » les ressources financières internationales dédiées à l’Afrique pour leurs besoins personnels.
  8. Réclame ici et maintenant, après la balance de ces deux audits contradictoires, l’établissement d’un moratoire de remboursement par la partie débitrice du solde des avoirs justifiés ou des dettes justifiées.
  9. Lutte pour la création par des Africains et pour les Africains, de banques et institutions de crédit adaptées aux besoins de l’Afrique, notamment la création de banques spécialisées pour le développement des secteurs industriels, agricoles, culturels et sociaux, pour financer efficacement toutes les initiatives pertinentes des Africains, afin de hisser le continent au rang des nations riches et respectées.
  10. Exige la mention dans la Constitution de l’Etat Fédéral Panafricain, avant leur exportation, l’obligation absolue de transformer en produits finis toutes les matières premières (minières, agricoles, animales, halieutiques) produites dans les territoires de l’Espace Panafricain, afin d’accroître la rentabilité des productions du continent et la création d’emplois dans des proportions satisfaisantes.
  11. Exige la dénonciation de tous les accords de coopération économique et la négociation d’éventuels nouveaux accords de coopération sur la base de l’égalité, du respect mutuel et de la Souveraineté et de l’Indépendance de l’Afrique.
  12. Réclame ici et maintenant la sortie immédiate du franc CFA pour tous les pays qui y sont encore soumis, et la sortie immédiate de toutes les institutions financières néocoloniales telles que le FMI et la Banque mondiale.
  13. Réclame la création d’Institutions Financières Panafricaines et d’une politique monétaire panafricaine reposant sur la création d’une monnaie et d’un système monétaire africain unique pour accompagner le développement souverain et accéléré de l’Afrique.
  14. Engagera l’État Fédéral Panafricain dans la création d’importants programmes d’investissement par l’État panafricain pour résorber le chômage et la fuite des cerveaux et placer le continent noir sur la voie de la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement de l’Afrique, avec un programme ambitieux et panafricaniste pour l’épanouissement de la jeunesse, de la femme et de l’enfant.
  15. Lutte pour le développement et la promotion d’un programme panafricain de protection de l’environnement, notamment la sauvegarde des forêts, des mers et des cours d’eau et des lacs, l’accent devant être mis sur la reverdisation du désert du Sahara afin de créer des espaces de vie suffisants pour les Africains et les Africains de la Diaspora qui voudront revenir sur le continent.
  16. Est consciente que la question de l’eau est devenue une question de vie ou de mort sur les autres continents. C’est pourquoi un accent particulier sera mis sur la gestion des ressources hydrauliques existantes, et la recherche et la promotion de nouvelles réserves.
  17. Met tout en œuvre pour que l’Afrique soit au rendez-vous du numérique et des nouvelles technologies de l’information et de la communication. En cela, les investissements pour doter l’Afrique de satellites et d’outils performants dans la technologie numérique seront une priorité pour l’État Fédéral Panafricain.
  18. Rappelle que les sciences, la technologie et la nanotechnologie ne sont pas des domaines étrangers aux Africains. Notamment la diaspora panafricaine dont un nombre impressionnant de spécialistes occupe des postes clés dans de nombreux laboratoires de renom au plan mondial. La Ligue Panafricaine – UMOJA battra le rappel de ses troupes pour développer les meilleures technologies qui soient sur le continent afin de positionner l’Afrique face à son destin.

 

Pour le Bureau Politique Provisoire

Le Président, Diogène Henda Senny

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