Epurebere, adi ibo ya ndziya yo: le blog d'Obambé Mboundze Ngakosso

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8 juin 2016

Au revoir Stephen Keshi et merci pour tout!

Classé dans : Décès — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 22 h 18 min

C’est ce matin, en me réveillant que j’ai appris la nouvelle. Il avait à peine 54 ans (depuis le 31 janvier dernier).

En 2006, les Eperviers du Togo allaient pour la première fois en phase finale de
Coupe du monde de football. Qui en était le coach ? Stephen Keshi !

De 1994 (Tunisie) à 2013, le Nigeria a ramé quasiment 20 ans sans pouvoir remporter une seule CAN de football, alors que ce pays, véritable géant endormi dans tellement de domaines a tout pour tout gagner régulièrement. C’est le même Stephen Keshi, en place depuis 2011, qui en tant que coach, permettra au Super Eagles, de ramener le trophée à Abuja.

Stephen Okechukwu Keshi est donc parti. Quel grand homme !

Quel talent !

Quel charisme !

Ce n’est pas par hasard que ce solide et athlétique (1m85) défenseur central fut choisi comme capitaine des Super Eagles du Nigeria dans les années 90. Il savait en imposer, celui que ses coéquipiers surnommera le Big Boss. Comment faire autrement alors qu’il a su, avec brio, gérer et mener de très fortes personnalités comme Peter Rufaï, le regretté Rashidi Yekini, Sunday Oliseh le formidable milieu de terrain et j’en passe ?

On avait dansé en 1994 lorsque cette équipe, à Tunis, avait remporté la finale de la CAN et que lui avait soulevé à 32 ans le trophée suprême d’Afrique.

De son premier club, au Nigeria (ACB Lagos) au dernier (Perlis FA), c’est une carrière qui aura duré quasiment deux décennies, s’étalant sur trois décades (70, 80 et 90).

Je me souviens encore de ses matches avec le club français du Racing Club de Strasbourg et le club belge, le plus prestigieux de tous, le RSCA (Royal Sporting Club d’Ancderlecht). Je me disais sans cesse : « Comment un footballeur aussi talentueux pouvait jouer juste dans ces clubs ? »

 

Quand il abordera sa carrière d’entraîneur, je me posais sans cesse la question de savoir quelle fédération africaine lui ferait confiance afin qu’il montre ce qu’il valait sur un banc de touche On sait très bien qu’en Afrique, un bon entraîneur ne peut être que Blanc, venu d’Occident. Même si son précédent job c’était chauffeur de taxi (on en a connu dans les années 80), il a droit à tous les honneurs: salaire mirobolant, villa louée par les autorités locales, des billets d’avion tout le temps même quand il n’y a pas de matches de foot. Cependant quand c’est un entraîneur africain qui est recruté, on lui demande d’être patriote, nationaliste et d’attendre (sans cesse) sa paie et de bonnes conditions de travail. Ce que Keshi a fait avec le Togo était une première et, comment il sera récompensé par les dirigeants de la FTF (Fédération togolaise de football)? Il sera viré peu avant la Coupe du monde. Voilà le drame chez nous!!! Et juste après qu’il ait conduit la sélection nigériane au sacre continental en 2013, il jettera dans un premier temps l’éponge car la fédé nigériane, décidément, elle aussi, a voulu jouer. les gougnafiers avec lui

Qu’il fasse un bon voyage au Pays des Ancêtres, lui qui a perdu son épouse à peine l’an dernier, après 35 ans de mariage. 

 

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Obambe NGAKOSO, June 2016©  ans se

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