Epurebere, adi ibo ya ndziya yo: le blog d'Obambé Mboundze Ngakosso

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5 janvier 2016

La présidentielle au Congo, l’opposition et les pâquerettes

Classé dans : Politique africaine — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 14 h 44 min

Le 31 décembre 2015 dernier, à l’occasion de son traditionnel message de fin d’année, message qu’il  l’habitude de lire depuis le 31 décembre 1997 sans discontinuer (année de son retour aux affaires après une éclipse de 5 ans, suite à sa défaite lors de la présidentielle de 1992), Denis Sassou Nguesso a dit à très peu de choses près la même chose qu’il dit depuis des années.

 

Urnes

Ce que les Congolais auront le plus retenu c’est l’annonce de la présidentielle au cours du premier trimestre 2016. Oui, c’est ce qu’ils auront le plus retenu car avec le temps, ce sont les mêmes choses qui sont dites chaque année et pour les habituées et habitués de cet espace, je me suis déjà livré par le passé à l’analyse de ce genre de discours et franchement, c’est lassant avec le temps car rien de bien passionnant n’en ressort, mis à part pour les aficionados.

 

Les Congolais, comme tous les Africains drogués aux élections n’ont donc en fait retenu que l’annonce de l’organisation de la prochaine présidentielle pour le 20 mars 2016. Voilà ce sur quoi ils se focalisent et il suffit d’allumer et la télévision et la radio pour se rendre que les réactions et autres commentaires liés à l’annonce de cet événement tournent autour de cette question. Il suffit de prendre les transports en commun (bus, cent-cent) pour se rendre que s’il y a un sujet politique qui focalise les attentions, c’est bien cette présidentielle. Je dis bien s’il y a un sujet car les Congolais, franchement n’en ont rien à cirer car ils ont compris depuis fort longtemps que les solutions à leurs cruciaux problèmes ne résident point en l’organisation ou pas d’élections. Qu’il y ait élections ou pas, le quotidien des Congolais en réalité ne change en rien. Pas du moindre iota.

 

Depuis 1992, ils votent plus ou moins régulièrement et ils ont même la certitude que leurs conditions de vie ne font que s’empirer.

 

Terrible constat !

 

Ce qui m’intrigue le plus, ce sont ceux et celles qui au sein de la plèbe et de la soi-disant opposition au régime en place se mettent à blanchir des nuits, à gaspiller leurs salives 25h/24 pour évoquer cette présidentielle.

Franchement, quel intérêt ?

 

Sauf par extraordinaire, le nom du nouveau président de la République au sortir de ce scrutin du 20 mars 2015 prochain est déjà connu. Sauf par extraordinaire, il mettra en place un gouvernement avec quelques (très rares) entrants (voire rentrants) et très peu de sortants. Et, à coup sûr, au 31 décembre 2016, les mots du discours de fin d’année seront les mêmes que ceux des années précédentes. Sauf par miracle divin ou diabolique, l’année 2016 sera un clone de l’année 2015 avec les mêmes difficultés de tous les jours dont nos élites donnent l’impression de s’en foutre royalement voire impérialement : pas ou très peu d’eau courante dans les foyers connectés au réseau de distribution d’eau ; une eau prétendument potable que l’on paie mais en réalité de très mauvaise qualité ; une électricité qui ressemble dans certains quartiers au passage à la Comète de Haley (qui passe tous les 75 ans, donc aucune chance de la voir deux fois dans sa vie, par rapport à l’espérance de vie des Africains) ; une électricité de très faible puissance, nous empêchant d’utiliser nos appareils électroménagers comme nous l’entendons (pour les rares quartiers qui ont la chance d’avoir de l’énergie électrique) ; deux villes majeures crasseuses ; des denrées alimentaires non seulement de très mauvaise qualité mais de plus hors de prix pour l’Africain Songolo ; des problèmes de transports insoutenables avec un silence assourdissant des pouvoirs publics, malgré la mise en place des mal à l’aise ; etc.

Il faut dire, redire et répéter sempiternellement aux Africains que la démocratie sans contenu permettant d’améliorer leurs conditions de vie est une pure illusion. Or, qu’est-ce qu’une vie faite d’illusions successives avec des élections tous les 5 ou 7 ans sans que les votants n’y trouvent leurs comptes ?

On n’aura de cesse de le dire mais le niveau de la classe politique congolaise est plus qu’inquiétante. Même les pâquerettes sont à un niveau supérieur. Pas surprenant que nous assistions à un tel spectacle.

Je suis dans un cyber café, ma connexion est de piètre qualité, conséquence de la fameuse émergence à laquelle nous avons souscrit sans faire le bilan des PAS et autres courses vers le développement.

Je m’arrête donc là.

Pour aujourd’hui.

 

Obambe NGAKOSO, January 2016©

 

Une réponse à “La présidentielle au Congo, l’opposition et les pâquerettes”

  1. Mfoa.Nkuna dit :

    De quelle opposition? Nous avons toujours ces mêmes partis tribalistes qui pensent que les tribalistes ce sont ceux d’en face et font fi de l’ADN tribaliste de chacun de leurs partis… À qui appartenaient les Fronts 800, 400 et autres Cobras, Ninjas, Aubevillois, Cocoyes, Mambas, Zoulous Sud et Nord…? Les mêmes criminels sont conseillers, maires, haut-fonctionnaires, députés, ministres, président… D’aucuns disent que le président actuel doit être envoyé à la CPI mais savent qu’il n’ira pas seul… Je-te-tiens et Tu-me-tiens… Tel est l’équilibre de la TERREUR qui prend tout un pays en otage depuis 1997… Pendant ce temps le peuple lassé de guerres se laisse aller à accepter son statut volontaire de VICTIME.

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