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29 mai 2015

« Première puissance du continent », encore un miroir aux alouettes

Classé dans : Economie,Politique — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 23 h 12 min

Bientôt sept ans que je blogue.

Comme le temps passe.

Un frère avec qui je discutais de cela un jour, me dira, Où trouves-tu ces infos ?

Je lui répondis simplement que, aimant mais surtout adorant apprendre, je passe mon temps à observer tout autour de moi. Et plus j’observe, plus je suis convaincu que l’école néocoloniale a abruti une écrasante majorité de mon peuple. La plupart des choses que je sais, ce n’est pas l’école néocoloniale qui me l’a appris mais mes lectures, mes échanges, mes discussions et j’en passe.

Non, cette école, désolé, mais l’école néocoloniale, je n’y crois plus depuis des années.

On nous a mentis et on continue à vouloir nous mentir. Moi, je n’y crois plus. Bon, il m’arrive de faire semblant d’y croire mais… 

Nigeria

Je savais déjà que « le plus grand producteur de pétrole brut en Afrique », le Nigeria, était incapable de raffiner son pétrole car ses raffineries sont dans la même forme qu’un vieillard en passe de courir le marathon.

Je savais déjà que pour avoir du carburant à Abuja, Ibadan, Lagos, il fallait prier tous ses Ancêtres connus et inconnus.

Je savais aussi que l’économie de ce pays dormait, se réveillait, se couchait sur ce même pétrole.

Oui, il y a des infos comme cela, que les media auxquels nous sommes habitués, drogués, nous donnent tous les jours. Et puis, il y a aussi celles qui, lorsqu’elles nous tombent sous la main, on se met à sourire, à rire et selon la gravité de la chose, on peut aussi se mettre en colère. Et là, encore une fois, on se dit qu’il faut vraiment changer de paradigme et ne plus perdre la moindre miette de parcelle de poussière de temps.

Trop c’est trop!

Celles et ceux qui ont déjà entamé ce travail de désaliénation mentale, donc de changement de paradigme, se doivent de passer à une vitesse supérieure. Il faut changer de braquet. Impérativement!

Passer par une association?

Passer par un parti politique?

Passer par un syndicat?

Créer des écoles privées en y interdisant des livres-poisons?

Tout cela, je prends, j’applaudis des deux mains et des deux pieds

Jibrin Ibrahim est un politologue nigerian. Il nous a appris ce soir (en tout cas à moi) que le gouvernement fédéral du Nigeria et certains gouvernements des Etats du Nigeria ont du mal à payer leurs fonctionnaires au point de recourir à l’endettement auprès de banques pour cela.

Je rêve.

J‘hallucine.

En quoi un tel Etat est-il fort?

Sur quelles bases il y a lieu de dire que « le Nigeria est la première puissance économique du continent »?

Comment les autorités provinciales et fédérales du Nigeria peuvent expliquer ce qui s’apparente à une faillite?

 

Oui, je sais que le Nigeria n’est nullement un cas isolé. Il existe en effet plus d’un pays à travers la planète qui ont du mal à boucler les fins de mois et recourent constamment à des endettements. Les USA, l’an dernier ont frisé la banqueroute avec risque de ne pas payer les fonctionnaires fédéraux. La France s’endette chaque jour sur les marchés financiers pour vivoter en faisant tourner son administration.

Certes.

Oui.

D‘une part, arrêtons de copier ce qui ne marche pas chez les autres: ce système capitaliste a montré ses limites depuis longtemps. Si on ne l’a pas encore lu, lisons Karl Marx. Il a tout dit à ce sujet. Si, pour nourrir ses enfants on a besoin de s’endetter tous les jours, autant démissionner.

Avec tous les moyens dont dispose le Nigeria, c’est une honte tout simplement de se retrouver logé à pareille enseigne. C’est pathétique. C’est bien le signe qu’il y a quelque chose de terriblement vicié dans le système en place au Nigeria. Ces bizness school, ces facs d’économie où l’on forme nombre de nos cadres sont disqualifiés pour nous apprendre à gérer nos économies, sauf à nous apprendre à les détruire. Si même les administrations en sont à ce point, paupérisées, je crains le pire.

On ne peut continuer avec un système où l’humain vaut bien moins que les chiffres de croissance, de production de barils et je ne sais quoi d’autre.

 

Obambe NGAKOSO, May 2015©. 

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