Epurebere, adi ibo ya ndziya yo: le blog d'Obambé Mboundze Ngakosso

Kemet (l'Afrique), les Kamit (les Africains), leurs relations avec le reste du monde, les essais qui me frappent, etc., voilà les sujets de cet espace

19 décembre 2013

Poème de Pierre Edoumba, en hommage au résistant Bérandjoko

Classé dans : Epur'ebere donne la parole — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 10 h 30 min

La lecture il y a quelques années de l’ouvrage de Raphaël Nzabakomada-Yakoma, L’Afrique centrale insurgée: La guerre du Kongo-Wara, 1928-1930 (L’Harmattan, 190 pages, mai 2000, 15€96) m’avait permis de faire la « connaissance » d’un résistant africain dont on me jamais parlé à l’école postcoloniale, le Chef Bérandjoko. Le poème récemment mis en ligne (sur un réseau social) par Pierre Edoumba m’a donné envie de vous le partager, en ces temps où nous enterrons Pierre Aliker (Martinique), Madiba Mandela (Afrique du Sud ) et Youssouf Tata Cissé. 3 hommes aux destins extraordinaires, tout simplement. 32 hommes qui auront marqué l’histoire du peuple noir dans les dimensions politiques et scientifiques. 3 hommes qui nous ont montré qu’à formation égale, seule la vérité triomphe. Bonne lecture!

Obambe GAKOSSO, December 2013©

Pierre Edoumba

Pierre Edoumba

Au moment où les troupes françaises interviennent en Centrafrique, je dédie ce poème à tous les anti-colonialistes et à ceux qui croient que ce pays va se relever. Le Chef Bérandjoko massacré le 24 juin 1929 par les troupes coloniales. (Résistance dans la Lobaye de 1905 à 1929).

BÉRANDJOKO.

Le sang du fils a coulé, Bérandjoko !
Le Nègre a tué l’espoir dans la Mpoko.
Le limba à chair ocre a nourri les frondaisons,
Car le mousqueton a fait entendre ses flonflons.
La main meurtrière avait la couleur de la nuit.
Sa tête embrumée contenait un cerveau de suie.
Pauvre âme qui erre sans lumières en quête de joie,
Habitant un corps ruiné dansant au bonheur des rois. 
Pour un os à ronger, l’autochtone a vendu le pays,
Permettant au maître de sonner l’hallali. 
Quand des hourets contestent ton humanité, 
En sautant en meute sur la crinière convoitée,
devient padouk , toi homme de la canopée,
car chair ferme désaffûte les lames acérées.
Griffe! Panthère, lance tes Ngbaka! (couteau de jet)
Etc…
La suite est longue et l’auteur n’est personne d’autre que votre serviteur.

Pierre Edoumba, ©

Laisser un commentaire

 

Posedepierre |
Sylvie Marcotte - Mon CV |
Blogtech |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Liumx91
| Ecrirelemonde
| Plaisirsdelavie