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6 juin 2013

« En attendant Gbagbo » par Joseph Kokou Koffigoh

Classé dans : Côte d'Ivoire — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 22 h 16 min

L‘homme a fait irruption sur la scène politique togolaise dans les années 90. Né en 1948, c’est en 1991 que j’ai entendu parler de lui la première fois. Il accédait alors aux fonctions très importantes de Premier ministre du Togo le 27/08/1991. Il occupera ce poste jusqu’au 25/04/1994. Il s’appelle Joseph Kokou Koffigoh.

Joseph Kokou Koffigoh

Juriste de formation, outre le fait d’être un homme politique, il est aussi un homme de plume. C’est grâce à l’ami Kangni Alem (écrivain et universitaire) que j’avais découvert cette facette du personnage.

Si vous avez suivi l’actualité, il ne vous a pas échappé qu’à La Haye, capitale mondiale de la justice made in Occident Vs les Nègres, la CPI (Cour pénale « internationale ») s’est encore une fois fourvoyée. La CPI a montré encore une fois que le ridicule, en effet, ne tuait pas. Vraiment. En gros, les dirigeants occidentaux et leurs larbins africains ont reconnu que le dossier à l’encontre du président ivoirien, Koudou Gbagbo, était vide.

Oui, vide et totalement vide. Nous le savions déjà, mais comme nous sommes désunis, donc faibles, non seulement nous n’avons aucun moyen d’abattre La Haye, mais en plus, nous n’avons même pas l’envie, le désir fort de régler nos problèmes sur le continent, la comédie honteuse de La Haye continue, hélas! 

Mais ayons foi, la victoire ne saurait nous échapper. Je reviendrai sans doute sur cet énième épisode où l’élite occidentale s’est ridiculisée de plus belle, mais ce jour, je laisse la parole à Kokou Koffigoh qui a signé un poème concernant l’affaire qui nous préoccupe. Lisons-le, c’est beau!

Obambe GAKOSSO, June 2013©

 

Le dossier est vide vous l’admettez enfin! 
Alors que fait Laurent encore dans la galère? 
Coupez les chaines de l’innocent dans les fers; 
N’imitez pas Pilate en vous lavant les mains. 

Depuis plus de deux ans, on a creusé, fouillé 
Partout, pour lui coller les trois mille cadavres, 
Sous les vieux monuments, déraciné les arbres, 
Plongé dans l’Ébrié pour ne rien trouver. 

À présent, on donne quelques mois pour chercher 
À tout prix. Dites-moi quoi? Quelle ultime preuve? 
Justice mon amour! Tu peux fouiller! Oui creuse! 
Oui! Je te demande de ne rien lâcher. 

Quand le trou sera grand, très profond et intense, 
C’est le Mensonge qui y sera enterré; 
Alors vous comprendrez qu’il vous faut libérer 
Des mains de l’infamie, ce grand héros immense. 

J’entends d’ici trembler les murs de Jéricho; 
La Vérité suprême en un sursaut final, 
Renverse les remparts érigés par le mal; 
Demandez lui pardon en libérant Gbagbo. 

Joseph Kokou Koffigoh 
Lomé le 4 Juin 2013

2 réponses à “« En attendant Gbagbo » par Joseph Kokou Koffigoh”

  1. St-Ralph dit :

    Merci pour ce très beau poème. Je vais le reprendre à mon tour, bientôt.

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